Chronologie

Repères chronologiques



La rupture du temps ordinaire

Mercredi 1er mai : absence d'unité syndicale dans les défilés, heurts entre CGT et étudiants

2 mai : journée anti-impérialisme organisée à Nanterre par le Mouvement du 22 mars, fermeture de faculté.

3 mai : meeting UNEF-JCR-FER-MAU dans la cour de la Sorbonne contre la fermeture de Nanterre et la comparution de huits étudiants nanterrois devant le conseil de discipline le 6 mai, suspension des cours par le recteur, évacuation par la police, affrontements violents dans la rue, nombreux blaissés, appel à la grève générale dans l'enseignement supérieur.

4-5 mai : condamnation des magnifestants du 3 ma, appel à la manifester pour le 6 mai.

6 mai : manifestations multiples heurts violents dans le quartier Latin, grèves lycéennes, grèves de solidarité en province.

7 mai : 30 000 manifestants à l'appel de l'UNEF à Paris, réclamant la réouverture des facultés, le retrait des forces de police du quartier Latin et la libération des étudiants, violents affrontements à Montparnasse, premier numéro du journal Action.

8 mai : meeting UNEF-SNESup, journée unitaire CGT-CFDT-enseignants-paysans-étudiants dans l'Ouest.

9 mai : décision de rouvrir progressivement les facultés, rencontre UNEF-CGT-CFDT, meeting à la Mutualité, grèves lycéenes, magnifestations et grèves en province.

10 mai : Origanisation syndicales, SNESup et UNEF dénoncent la répression, comités d'action lycéens, interdiction faite à l'ORTF de couvrir les événements, arrêt de travail aux usines Sud-Aviation de Nantes, manifestation, négociations étudiantes-ministère avortées, intervention policière, première " nuit des barricades " ( étudiantes et jeunes ouvriers ).

11 mai : ordre de grève générale intersyndicale pour le 13, occupation de Censier, grèves, manifestations et occupations en province, de retour d'Afghanistan, G. Pompidou cède aux revendications étudiantes.


La génération de la crise

13 mai : un million de manifestants à Paris, manifestations étudiantes-ouvriers en province, occupation de la Sorbonne ne soirée.

14mai : départ du générall de Gaulle pour les Roumanie, multiplication des comités d'action dans les universités, les quartiers, certaines en entreprises, 2 000 ouvriers de Sud-Aviation à Nantes occupent l'usine et séquestrent le directeur, dépôt d'une motion de censure PCF-FGDS à l'Assemblée.

15 mai : débats sur la tenue des examens, occupation des Beaux-Arts et de l'Odéon, journée d'action CGT-CFDT contre les ordonnaces sur la Sécurité sociale, occupation de l'usine de Renault-Cléon.

16 mai : mot d'ordre de boycott des examens, assemblées nuit et jour à la Sorbonne, appel de 'UNEF à un " pouvoir étudiant ", à l'autonomie des facultés et à la solidarité étudiantes-ouvrièrs-paysans, opposition de la CGT à la marche de militants UjCml, UNEF, 22 mars et JCR vers Renault-Bilancourt, grève à Renault-Flins.

17 mai : plus de 300 000 grévistes, nombreuses usines Renault touchées, Berliet-Lyon, Rhodiaceta-Vaise, grève à l'ORTF, appel du PCF à un programme commun de la gauche, agitations en mileu agricole.

18 mai : de Gaulle de retour de Roumanie, manifestation d'extrème droite contre le " communisme ", l'université de Strasbourg se proclame autonome.

19 mai : " La réforme oui, la chienlit non " ( de Gaulle au Conseil des ministres ), grèves SNCF, RATP, PTT, l'essence commence à manquer.

20 mai : grève presque totale dans tous les secteurs, entre 7 et 10 millions de grévistes, conférence de presse UNEF-CFDT " La lutte des travailleurs et des étudiants, multiplication des occupations de lycées par les CAL, Sarte à la Sorbonne.

21 mai : généralisation des grèves ( textiles, bâtiments , banques, ect. ), " Etats généraux de l'Unirversité " à la Sorbonne, rencontre CGT-CFDT-FO.

22 mai : échec de la motion de censure, création d'un Comité national de défense de la République par les gaullistes, manifestations étudiantes contre l'interdiction de séjour de D. Chon-Bendit, manifestations de paysans et de professions libérales.

23 mai : annonce d'un remaniement ministériel, appel UNEF-SNESup à manifester le lendemain, affrontements au quartier Latin en soirée, le gouvernement retire aux radios le droit de réaliser des reportages en direct, les certrales syndicales se disent prêtes à négocier.

24 mai : annonce d'un référendum par de Gaulle ( allocution télévisée ), défilés CGT, heurts à Lyon et mort d'un commissaire de police, manifestations UNEF, SNESup, 22 mars, affrontements violents, deuxième nuit des barricades à Paris.

25 mai : ouverture des négociation gouvernement-syndicats au ministère des Affaires sociales rue de Grennelle, meeting du mouvement du 22 mars.

26 mai : poursuite des négociations

27 mai : accord non formel rue de Grenelle, rejeté par les ouvriers de Renault-Billancourt, meeting UNEF-FEN-PSU-CFDT au stade Charléty, présence de P. Mendès France, meetings syndicalistes-étudiants en province appelant au durcissement de la grève, dicustion PCF-FGDS en vue d'un " gourvernement populaire de l'union démocratique " .

28 mai : ajournement du bac, F. Mittérrand annonce sa canditature à la présidence en cas de " non " au référendum.

29 mai : consulte des chefs de l'armée ( Massu ) à Baden-Baden, défilé CGT massif à Paris, P. Mendès France se dit prêt au pouvoir.


La normalisation

30 mai : de Gaulle annonce dans une allocution de la convocation d'élections législatives pour juin, plus de 400 000 gaullistes dans la rue à Paris pour le soutenir.

31 mai : remaniement minstériel, élections fixées aux 23 et 30 juin, poursuite des négociations syndicales

1er juin : manifestation UNEF à Paris " Elections = trahison ", meetings gaullistes en province, débats 22 mars-JCR sur la structuration d'un mouvement révolutionnaire

2 juin : poursuite des négociations syndicales dans certains secteurs, résistances à la reprise du travail dans la métallurgie, l'enseignement et à l'ORTF.

3 juin : violences entre juifs et Arabes à Belleville, reprise du travail dans la banques, les mines, vote pour la reprise dans les transports et à EDF.

4 juin : l'armée occupe les émetteurs de l'ORTF, nombreuses reprises du travail mais durcissement de la grève dans l'automobile, la métallurgie, l'aviation, affrontements entre étudiants de droit et étudiants de lettres à Lyon

5 juin : la CGT appelle à la reprise du travail, négociations dans l'enseignement.

6 juin : L'Humatité salue la " reprise victorieuse du travail ", les CRS occupent les usines Renault-Flins.

7 juin : heurts violents à Flins police-grévistes et étudiants, les jours suivants les membres de l'OAS sont graciés.

9 juin : FO et CGT refusent l'appel de la CFDT à soutenir les grèves.

10 juin : un million de grévistes, heurts violents et mort du lycéen G. Tautin à Flins

11 juin : affrontements entre policers et grévistes, deux morts, blessés graves à Sochaux, manifestation en  mémoire de G. Tautin, troisième nuit des barricades, violences à Toulouse, Lyon, Saint-Nazaire.

12 juin : dissolution des organisations " gauchistes " et interdiction des manifestations.

14 juin : les lycéens évacuent leurs établiessements, négociations des les entreprises.

16 juin : la police évacue la Sorbonne

17 juin : reprise du travail à Renault, poursuite de la grève à l'ORTF.

20 juin : reprise du travail chez Citroën, Peugeot, Berliet.

23 juin : premier tour  des élections législatives, vote pour la fin de la grève à l'ORTF.

30 juin : second tour, victoire écrassante des gaullistes.



Source : Suzzoni [ 1988 ] ; Joffrin [ 1988 ]